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  • Lunelopo

LA DERNIÈRE REINE

Dernière mise à jour : 4 janv. 2023

Cette bande dessinée est disponible depuis le 05 octobre 2022


L'auteur est Jean-Marc ROCHETTE Édition : CASTERMAN Catégorie : BD ROMAN GRAPHIQUE Nombre de pages : 240 PRIX : 30€
HISTOIRE COMPLÈTE
 

RÉSUMÉ OFFICIEL


Gueule cassée de 14, Édouard Roux trouve refuge dans l'atelier de la sculptrice animalière Jeanne Sauvage.

Elle lui redonne un visage et l'introduit dans le milieu des artistes de Montmartre.


En échange, Édouard lui fait découvrir la majesté du plateau du Vercors et l'histoire du dernier ours qu'il a vu tué quand il était enfant.


Au cœur du Cirque d'Archiane, il lui dévoile la Dernière Reine et incite Jeanne a créer le chef d'œuvre qui la fera reconnaître.


Dans la veine des grands romans feuilletons du 19e, La Dernière Reine croise les destins du dernier ours du Vercors et d'Édouard Roux gueule cassée de 14.

 


Dramaturge, poétique et romanesque
 

LA REVIEW DE LUNELOPO



Il y a des BD qui, comme avec des films, sont très attendues par la critique. Que ce soit par des lecteurs occasionnels, amateurs, professionnels ou même des journalistes.


Et cette BD, "La dernière Reine" en fait parti. Ça ne veut pas forcément dire que la BD va être excellente ; mais elle fera partie des BD dont on parlera dans les lieux dédiés à la lecture mais aussi dans la presse.


Dans cette BD, il est question d'animaux, de nature, de montagne, de gueules cassées mais aussi de l'art et de l'amour.

Et si dit comme ça, certains pourraient déjà se dire que ça fait un peu "plan plan", je peux vous assurer que cette BD est vraiment superbe !


Nous allons suivre un personnage, Édouard Roux. Un grand gaillard qui vit aujourd'hui avec un genre de sac sur la tête.

La raison ? Il a honte. Honte de quoi ? De son visage ; de son visage cabossé, cassé, presque détruit par la Première guerre mondiale.

Il fait partie, comme tant d'autres de ses compagnons de guerre, des gueules cassées.


Impossible pour lui de fumer une cigarette, de manger proprement ou de boire de façon normale. Il mange et/ou boit via une paille. Sa vie n'est que tourmente et souvenirs douloureux du passé.


Il sombre dans l'alcool, il souffre physiquement et psychologiquement. Et puis un jour on lui donne une adresse ; d'après les infos qu'il reçoit, une sculptrice s'y trouve et fabrique des visages pour les gueules cassées.


C'est loin, lui qui vit dans les montagnes, il va devoir se déplacer dans un endroit qu'il n'aime pas, la ville.

Il y va et rencontre Jeanne Sauvage. Il a beau être pauvre, Jeanne accepte de lui faire un nouveau visage.


C'est une nouvelle vie qui commence pour lui. Le visage est si bien fait que la honte le quitte. Il reprend goût aux plaisirs simples de la vie.


Et en guise de remerciement, lui qui est venu jusque dans la ville pour se faire refaire le visage, propose à Jeanne Sauvage de lui montrer son habitat.


Ses montagnes, le Vercors, la nature et cette histoire d'ours dont il a vu le dernier animal se faire tuer quand il était enfant.


Un amour fort, très fort s'empare de nos deux personnages.


Édouard se livre et montre des endroits cachés, on pourrait même dire secret que lui seul connaît. Des vraies forêts, des grottes et une ours : La Dernière Reine dont il demande à Jeanne d'en faire une sculpture.


Malgré une histoire plutôt sombre, on a à faire ici à une BD puissante ! Que ce soit dans le récit, la narration et la conception même de l'ensemble de l'œuvre, ça prend aux tripes et on voyage parfois dans un passé pas si loin, et dans un présent atrocement violent contre mère nature.


Une maitrise parfaite des interactions, une justesse des dialogues comme on fait rarement et une fluidité dans le récit font de cette BD un véritable chef-d'œuvre narratif !


La mise en scène est d'une précision folle, et la direction artistique choisie ici est absolument magnifique !

Des traits fins pour donner une subtilité folle aux détails et un trait appuyé pour donner toute la puissance de certains visages, tout est dosé de façon parfaite !


On se retrouve avec de nombreux dessins hachurés aux couleurs froides et sombres ce qui nous plonge dans une atmosphère tragique.

Une ambiance tantôt libre et fraiche pour nous montrer la nature, tantôt sombre et étouffante pour nous faire prendre conscience de la dérive violente et inhumaine de l'homme.


Un paradoxe modern pour une histoire du passé aux conséquences très présentes. Cette BD est une ode à la nature de façon globale face aux bêtises permanentes de l'être humain.


Une œuvre magnifique de 240 pages, fluide, sans difficulté aucune de lecture et que je prendrai plaisir à lire et relire avec toujours autant de plaisir. Passionnant et puissant, cet ouvrage est à mettre entre toutes les mains !

 
Notes et conclusion

Ça sera un 7,5/7,5 pour les textes, l'histoire et le récit, 7,5/7,5 pour les dessins. Pour tout le reste, originalité, humour et feeling de la BD, ça sera un 4/5 ! Avec un 19/20, cette BD est un véritable petit chef-d'œuvre !


Une narration unique et percutante autour d'un sujet aussi vaste qu'important. Une nature menacée tout comme l'humanité. De nombreux sujets du passé sont abordés mais qui ont tous encore aujourd'hui un impact ultra puissant.


Un plaisir de lecture monstrueux et des dessins tout simplement magnifiques, La Dernière Reine était une BD attendue et elle ne déçoit pas, bien au contraire ! Foncez lire cette œuvre, vous allez a-do-rer !





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Amateur d'histoire, de géographie, de jeux vidéo mais aussi de littérature, qu'elle soit traditionnelle ou plus contemporaine via, par exemple, les bandes-dessinées, j'avais env....

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